mercredi 27 avril 2011

Belgrade...

La vie de reporter amateur n'est pas toujours facile et pour cause nous n'avons pas réussis à rencontrer ce fameux Ivanovic du label Serbe. En effet nous nous sommes rendu au rendez vous à la bonne heure mais pas au bon endroit, nous nous trouvions à l'autre bout de Belgrade quand nous avons réalisé que l'on s'était mépris sur le nom de la rue. Il nous été impossible de rejoindre le point de rendez-vous en moins de 2h à cause des embouteillages. Résultat, nous avons involontairement posé un lapin à Ivanovic qui, à l'entendre au téléphone, l'avait plutôt mauvaise... Du coup, pas d'interview, pas de concert avec le groupe Repetitor. Quand après 2h passé dans les bouchons nous avons enfin rejoint notre place de parking au bord du Danube, nous décidons de nous faire du Tchaï, un thé au gingembre histoire de se poser et de reprendre des forces. J'attrape la guitare et joue un peu le temps que le gingembre cuise et là, un mec s'arrête pour écouter, il vient ensuite nous voire et nous propose de le rejoindre sur une péniche à deux pas d'ici.



Nous le suivons avec la guitare et la casserole remplie de Tchai, nous nous nous installons à bord de cette péniche aménagé sur deux étages laquelle présente une statue de Mickael Jackson qui se dresse au dessus du fleuve.



L'homme qui nous a invité ici s'appel Mikaelo et nous présente ce lieux qui est en fait un bar associatif qui accueil plusieurs artistes, DJs, peintres, photographes, sculpteur et qui organise des concerts tout au long de la semaine ainsi que les weekend. 
C'est ainsi que nous avons trouvé l'un des endroits les plus alternatifs de Belgrade, par hasard après avoir manqué notre rendez vous. On pense que le Tchai a fait son petit effet car nous sommes à chaque fois très bien reçu et nous avons carte blanche pour filmer. Nous nous rendons quasiment tous les jours dans cet endroit atypique pour voir ce qu'il s'y passe. Pour l'instant, nous n'avons assisté qu'à des soirées mix. Nous espérons pouvoir filmer une prestation live d'ici la fin de la semaine. 

mercredi 20 avril 2011

De la Slovénie à la Serbie en passant par la Hongrie...

Nous sommes arrivés à Belgrade hier. Pour nous y rendre nous avons du faire un petit détour par la Hongrie, étant interdit de passage en Croatie pendant trois mois après avoir rencontré quelques soucis (rien de grave) avec la police croate à la frontière.

Il fallait bel et bien une bonne semaine, voire plus, pour cerner un lieu tel que Metelkova. La programmation culturelle quotidienne du lieu est tellement riche que nous n'avons pas pu balayer tout les aspects du squat (galeries, performances, créations plastiques...). Nous nous sommes centré sur la musique. Il y a cinq lieux où se tiennent régulièrement des concerts où des soirées electro. Le live le plus marquant fût celui de Mombu, un projet expérimental mellant jazz, hardcore et métal, mené par Luca T.Mai, saxophoniste baryton du groupe italien Zu, et Antonio Zitarelli, batteur du trio italien Neo.
Nous avons eu le temps de rencontrer les acteurs du lieu, ceux qui se battent pour que Metelkova continue son chemin. Natasha fait office de coordinatrice entre les différentes parties du lieu. Elle nous a livré une interview passionnante sur l'histoire, l'engagement et le fonctionnement de Metelkova mesto.  









Nous avons déjà quelques plans à Belgrade. Demain nous rencontrons Ivanovic PREDAG qui travaille dans un label indépendant de Belgrade"Odlican Hrak" (nous non plus on arrive pas à le prononcer). Nous pourrons également filmer le concert d'un jeune groupe serbe signé chez ce même label: Repetitor. 
Belgrade semble être une ville assez "bordélique", mais c'est ce qui fait son charme. Elle à été détruite par les bombardements durant la guerre du Kosovo à la fin des années 90 et une ville toute neuve se reconstruit par dessus les ruines. Quand on se promène, il est parfois difficile de s'orienter car il y a des rues qui montent , qui descendent, qui se chevauchent dans tous les sens. Il n'est pas rare de croiser un grand bâtiment ultramoderne collé à un immeuble totalement en ruine. 

lundi 11 avril 2011

Slovenia, Metelkova

Après avoir passé une petite nuit touristique à Venise, nous sommes parti pour la Slovénie. Des plaines, des forêts, et des montagnes à perte de vue, ce fût notre premier aperçu de ce nouveau (depuis 1991) petit pays de moins de deux millions d'habitants.










 Arrivés à Ljubljana, la capitale, nous sommes allés boire un coup au bord de la rivière puis nous nous sommes mis en quête d'un lieu mythique appelé Metelkova mesto. Nous l'avons trouvé rapidement, caché derrière la gare grâce aux indications des habitants: "You'll see, it's very strange but it's the best place in Ljubljana!". Metelkova est initialement un squat  dans une ancienne base militaire. Mais l'endroit a énormément évolué et est devenu un des plus gros pôle culturel de Slovénie, tout en gardant un esprit très alternatif dans ses démarches. Le lieu est toujours occupé de manière illégal, il fait office de résidence d'artistes (une cinquantaine), on y trouve des bars, des galleries, des clubs, des salles de concerts, des studios d'enregistrement, et surtout une créativité débordante. 
Metelkova est habité par de multiples personnages sculptés, graffés, dessinés, et chacun des recoins de ce mini quartier comprend de véritables oeuvres d'arts. Il y a plusieurs concerts tout les jours, la programmation allant de groupes internationaux (principalement européens) à la scène locale. Inutile de préciser qu'un lieu pareil joue un rôle considérable dans le développement de la scène locale, et incite à la créativité. C'est l'atmosphère qui s'en ressent à Ljubljana. 

 Nous nous sommes garé dans ce petit coin de paradis pour y vivre toute la semaine. Vivre au rythme du squat est selon nous, la meilleur façon d'approfondir au maximum le sujet, rencontrer les gens, saisir le fonctionnement et l'engagement d'un tel endroit. 






lundi 4 avril 2011

Milan

Nous sommes arrivés à Milan le lundi 28 mars il y a précisément une semaine. Ici nous dormons chez Pauline, une amie en ERASMUS sur la ville depuis le mois de septembre qui nous accompagne durant le Tournage Milanais pour nous aider à surmonter la barrière de la langue.
Nous avons consacré le début de la semaine à faire l'indispensable point matériel qui commence à devenir une sorte de rituel : Regarder les images de nos prises, les sélectionner, les mettre sur les disques durs, recharger les batteries des caméras et enfin tenir le blog à jour. Faire tout cela nous prend facilement deux jours la plupart du temps.
Ce n'est donc qu'à partir de mercredi que le tournage a repris. Nous avons pu  assister dans la soirée à la répétition d'un groupe local appelé "Jerrinez" dans leur studio d'enregistrement. Ce groupe, en plus d'avoir un agréable sens de l'accueil (les pizza étaient excellentes), produit un rock alternatif très énergique avec quelques tendances punk. Avec des textes engagés qui dénoncent en partie la situation politico-culturelle actuelle Milanaise et Italienne, la musique de Jerrinez mêle de nombreuses influences, psychédélique, hardcore et d'autres encore. A écouter sur :  http://www.myspace.com/jerrinez




Le lendemain, nous sommes allez visiter une sorte de Squat au Nord de Milan appelé "Léoncavallo". Une ancienne usine désaffectée réaménagée et investie par plusieurs collectifs de musiques, théâtre et autre... Léoncavallo est un lieu de diffusion alternatif autogéré plus ou moins institutionnalisé de par son ancienneté et par son organisation qui fonctionne sur un large réseau dans toute ville. La programmation va d'artiste locaux à de grosse tête d'affiche comme shaggy qui y a fait un concert l'année dernière.


Enfin, Samedi soir, nous avons été invité à une soirée musicale chez un un ami de Pauline qui nous a présenté un groupe de Roms immigrés à Milan depuis 10 ans. Après un petit concert tzigane intimiste que nous avons pu filmer, la soirée est partie en boeuf. Les uns à la cuisine ou à l'apéro, les autres à l'improvisation, et vice versa, l'ambiance était à la fête et le savoir faire était bel et bien présent. Magnifique démonstration musicale.

Fiesta Rom @ Milan  (extrait de la soirée)


mercredi 30 mars 2011

Italia

Mardi, notre petit camion désormais baptisé Roger, a donné tout ce qu'il avait dans le ventre. Il a traversé les Alpes par la nationale! Avec une moyenne de 40km/h, il nous a laissé le temps de profiter du paysage magnifique des montagnes enneigées et ensoleillées.
Nous sommes arrivés vers 18h00 en Italie et avons eu notre premier contrôle de police vers 20h00. 
Notre passage à Turin a été principalement axé sur les squats punks et anarchistes de la ville. L'un d'eux se nomme El Paso et s'affirme comme un lieu de contestation (notamment contre la ligne grande vitesse TAV), de diffusion et d'auto-production depuis 1987.  Ce lieu alternatif reconnu internationalement a joué un rôle considérable dans le développement de la scène punk et hardcore de Turin.  Nous nous y sommes rendu un soir de la semaine, sur les conseils de François le chanteur de l'enfance rouge qui a joué dans ce lieu mythique il y a plusieurs années. Arrivé devant le squat, tout avait l'air fermé, nous nous trouvions devant un portail sur lequel était dessiné une tête de mort et écrit "EL PASO". Pas de sonnette, pas de porte à laquelle toquer, mais nous pouvions voir depuis l'extérieur que des lumières étaient allumées, qu'il y avait bien des gens à l'intérieur de cette étrange baraque... Nous avons donc frappé sur le portail et ce sont les aboiements de chiens que nous avons eu en guise de réponses. Peu assurés, nous avons insisté et finalement quelqu'un est arrivé. Nous nous sommes présentés et il nous a invité à entrer. Là, il faut imaginer un jardin jonché de sculptures faites en matériaux de récupération, une carcasses de 4L sur le toit, un hélicoptère en guise de porche... A l'intérieur nous avons rencontré les squatteurs qui pour certains vivent là depuis 17 ans. Alberto, celui qui parlait français (parce qu'on se galère un peu avec l'italien, il faut l'avouer...), nous a expliqué le fonctionnement de cette vie en communauté, parlé de l'engagement qui a anime ce lieu, et fait visité la maison: salle de concert, salles de répétitions, bars, magasin, etc..Elle est en perpétuel aménagement. Les habitants étant pour certains totalement réfractaires aux caméras, nous n'avons pas pu filmer. 
Le samedi nous nous sommes rendus à un festival hardcore organisé par un autre squat de la ville dans le parc d'un ancien hôpital psychiatrique. Mais pour les même raisons nous n'avons aucunes images de cet évènement.
Toujours est-il que cette expérience dans les squats de Turin nous a réellement marqué. 

samedi 26 mars 2011

Ciao Grenoble!

Grenoble c'est fini, la paperasse c'est fini. Nous avons racheté tout le matos audiovisuel et pouvons enfin repartir vers l'Italie en début d'après midi. Le budget du projet en a pris un coup mais en se serrant la ceinture le tour peut continuer!
Le bad barcelonais s'est peu à peu effacé grâce aux surprises grenobloises. En quelques jours nous nous sommes plongés dans la vie associative et musicale de la ville.

Après une interview  avec Laurent AGERON, le directeur de Rocktambule, nous sommes allez frapper à la porte d'une structure associative nommée "LA BOBINE". Un lieu culturel qui propose un bar/restaurant, des locaux de répétitions et une salle de concert. En général, lorsque l'on présente notre projet de documentaire aux personnes que l'on rencontre, les réactions sont plutôt enthousiastes, et ça a été le cas à LA BOBINE où la programmatrice de la structure nous a fait visiter les lieux et nous a proposé de revenir le lendemain pour filmer le concert qu'elle avait programmé. Ce concert était celui de l'Enfance rouge, groupe de rock indépendant atonal et déstructuré, selon elle une occasion à ne pas louper dans le cadre de notre documentaire. Suggestion plus que pertinente car le lendemain nous avons pris une énorme claque dans la gueule. L'énergie du groupe sur scène et le discours de François, chanteur guitariste du groupe,  nous ont particulièrement marqués. Une chronique leur sera consacré, retranscrivant en partie l'interview de François.

Plus tard dans la semaine nous sommes bien allé rencontrer le groupe Grenoblois "IMAZ'ELIA" durant une de leurs répétitions (interrompue malheureusement par l'intervention des flics pour tapage).

Vendredi, nous sommes grimpés avec notre camionnette tant bien que mal jusqu'aux sommets du Vercors pour filmer le concert intimiste d'une jeune artiste grenobloise: "PEAU". L'évènement se tenait dans la salle de cinéma d'une petite station de ski, autant vous dire que le cadre était magnifique.

Enfin, nous avons passé la soirée de samedi à l'AMPERAGE (lieu de diffusion alternatif) pour s' immiscer dans l'ambiance drum bass & trans. Là aussi nous avons pu récupérer des pass, nous balader librement dans toute la structure et interviewer l'organisateur de la soirée. Si certains des regards étaient troubles, les pupilles dilatées par on ne sait quelles drogues, l'ambiance était très chaleureuses et le public surmotivé jusqu'à 6h...

mercredi 16 mars 2011

Escale prolongée à Grenoble

Nous avons garé notre camionnette à Grenoble, initialement pour prendre le temps de racheter le matériel qui nous a été volé en Espagne... 
A côté des prises de têtes journalières avec les services après vente et les assurances, nous prenons le temps de visiter la ville qui s'avère être une mine d'or en ce qui concerne les musiques alternatives. Entre les bars/concerts, les salles de musiques actuelles, les petites salles de concert et un tissus associatif riche, diversifié et organisé en réseaux, la scène musicale de Grenoble semble nous réserver des surprises pour la fin de semaine. D'ici là nous aurons racheté au moins une caméra ce qui nous permettra de filmer quelques concerts et interviews.
Planning des prochains jours? Rencontre avec Laurent AGERON, directeur du Festival "ROCKTAMBULE" organisé depuis 1995 dans la ville de Grenoble et qui réuni chaque années plus de 10 000 spectateurs; répétition de Imaz'elia, groupe grenoblois aux influences diverses (Europe de l'est, Afrique du nord, Espagne...) le jour de la sortie de leur premier album; concert de l'Enfance Rouge, groupe de rock indépendant franco-italien; concert de Miss White and the drunken piano; concert de Peau, artiste grenobloise montante; et enfin soirée electro/dark psytrance/neuro drum free bass'n trans (on verra ce que ça donne!) à l'Ampérage. 

Nous espérons repartir vers l'Italie dès lundi prochain.