lundi 16 mai 2011

Traversée de la Transylvanie




Nous sommes parti de Bucarest lundi dernier, avec deux concerts et une interview dans notre sac. Un bilan plutôt mitigé pour une ville où semble persister une culture alternative très riche. Mais le peu de temps que l'on reste dans chaque ville ne nous permet pas de trouver à chaque fois les bons endroits ou les bonnes personnes.

La route pour Cluj nous a permis de visitée la Transylvanie. La Roumanie est bel est bien le pays le plus dépaysant depuis le début du voyage. Sans doute par sa culture très singulière, ses petit villages et leur autonomie, et bien sur par sa pauvreté, que l'on retrouve partout (aussi bien dans les grandes villes qu'à la campagne). Nous avons passé une nuit fort agréable au milieu des plaines, à côté d'une petite rivière, avec petit dèj' ensoleillé ponctué par la visite d'une biche égarée. 


L'arrivée à Cluj a d'abord été l'occasion de payé nos amendes accumulé sur la route transylvanienne. Après le petit passage à la mairie nous avons entamé le travail de recherche pour trouver les lieux underground de cette magnifique ville. On ne s'attardera pas sur ce point car nous n'avons rien trouvé. Hormis un bar très funky mais dont la prog' ne correspondait pas avec notre planning: le "Janis La Stuff". Cluj-Napoca est une ville sympa, très étudiante, et sans doute la plus bourgeoise de toute les villes que nous avons traversées en Roumanie

lundi 9 mai 2011

Roumanie

Pour faire le trajet Belgrade-Bucarest, il nous a fallu trois jours de route avec ce bon vieux Roger qui contre toute attente tient toujours très bien la route. Thibault tenait le rôle de copilote avec la carte, donc il nous a fallu déjà sept heures pour sortir de la Serbie en passant deux fois par Belgrade. On est arrivé de nuit à la frontière roumaine et on a passé la nuit dans un petit village. Nous avons repris la route le lendemain dans la matinée jusqu'à tard dans la nuit où une nouvelle fois nous avons garé Roger dans un petit village d'une centaine d'habitant tout au plus. C'est au bout du troisième jour de trajet que l'on est arrivé à Bucarest, une ville impressionnante, surnommée le petit Paris surement à cause de ces avenues gigantesques et de son Arc de Triomphes. Le bâtiment le plus impressionnant de la ville est le Palais du parlement, un édifice titanesque dont la construction a d'ailleurs entraîné la ruine du pays...
Après quelques jours de repérages, nous avons trouvé un endroit appelé UNDERWORLD, une petite scène underground de Bucarest où de nombreux concerts sont programmés toutes la semaine. Ici, nous avons assisté à un concert de rock mélodique progressif. Le concert était franchement pas top, c'est la rencontre avec les musiciens lors de l'interview qui a eu le plus d'intérêt ce soir là.

Deux jours plus tard nous avons eu l'occasion de filmer un live de Ben Frost. Ce producteur, compositeur autrichien et islandais d'adoption se produisait au Control club, un grand club de Bucarest dont la programmation electro fait sa renommée. La musique de Ben Frost? Une electro expérimentale mêlant les sons puissants de la guitare électrique avec des nappes atmosphériques qui vous transportent loin, très très loin. Nous avons eu quelques soucis techniques avec le sons, petite déception de la soirée.



Nous partons demain pour Cluj, une ville au nord ouest de la Roumanie dont on nous a dit que du bien...

Check up Serbie

Durant ces dix jours dans la capitale Serbe, nous avons arpenté de nombreuses rues, visité plusieurs bars/concerts et rencontré beaucoup de personnalités différentes. Mais nous n'avons pas eu l'occasion de filmer de la musique live à proprement parlé sur Belgrade. C'est sur la péniche avec Mickaelo et ses amis que nous avons pu filmer quelques mix d'electro uniquement.
Un soir, à bord de ce bateau hors du commun, nous avons rencontré un certain Yovan, étudiant Serbe de 23 ans qui était DJ reconnu en Serbie. Après nous avoir donné une courte interview sur la situation musicale et sociale de Belgrade, il nous a emmené à une soirée...inattendue. Elle se tenait à l'autre bout de Belgrade, au dernier étage d'une tour désaffectée d'une cinquantaine d'étage. N'importe qui ne pouvait pas rentrer, il fallait connaître quelqu'un obligatoirement... Yovan nous a introduit et là nous avons découvert une immense terrasse qui offrait une vue imprenable sur la ville. Il y avait aussi une salle plus ou moins aménagée en dessous de la terrasse avec une ambiance de discothèque des années 90. Ce fut une bonne soirée, riche en rencontre, mais qui n'avait rien à voir avec l'esprit de notre documentaire. 
Nous nous sommes rendu à Novi Sad le lendemain, une autre ville plus au nord de la Serbie, sur les conseils de Yovan. 
Là, nous avons garé Roger à côté d'un lieu de diffusion alternatif (centre social, squat, salle associative...on a pas très bien cerné le statut de la structure) appelé le CK13. Nous y avons filmé le soir même une soirée punk rock qui tombait parfaitement dans le sujet du doc. Lors de cette soirée il y avait trois groupes qui jouaient. Le premier était un groupe Français appelé le "Todd Rickson Club" qui produisait un punk rock simple et brut: guitare, basse, batterie. C'est un groupe serbe de Novi Sad, DMT, qui a lancé un nouveau tempo à la deuxième partie de soirée avec toujours un punk rock très énergique mais marqué par des riffs plus rockabilly. Après ce concert nous avons rangé les caméras ne jugeant pas pertinent de filmer le dernier concert. Mais l'intro puissante du groupe croate Erotic Bilijan & his Heretics nous a vite amené à réinstallé tout le matos. C'était incontestablement le meilleur concert de la soirée: un rock brut et recherché, une énergie débordante mais canalisée, et un public chaud bouillant. Une très bonne session pour clore l'étape serbe.  

mercredi 27 avril 2011

Belgrade...

La vie de reporter amateur n'est pas toujours facile et pour cause nous n'avons pas réussis à rencontrer ce fameux Ivanovic du label Serbe. En effet nous nous sommes rendu au rendez vous à la bonne heure mais pas au bon endroit, nous nous trouvions à l'autre bout de Belgrade quand nous avons réalisé que l'on s'était mépris sur le nom de la rue. Il nous été impossible de rejoindre le point de rendez-vous en moins de 2h à cause des embouteillages. Résultat, nous avons involontairement posé un lapin à Ivanovic qui, à l'entendre au téléphone, l'avait plutôt mauvaise... Du coup, pas d'interview, pas de concert avec le groupe Repetitor. Quand après 2h passé dans les bouchons nous avons enfin rejoint notre place de parking au bord du Danube, nous décidons de nous faire du Tchaï, un thé au gingembre histoire de se poser et de reprendre des forces. J'attrape la guitare et joue un peu le temps que le gingembre cuise et là, un mec s'arrête pour écouter, il vient ensuite nous voire et nous propose de le rejoindre sur une péniche à deux pas d'ici.



Nous le suivons avec la guitare et la casserole remplie de Tchai, nous nous nous installons à bord de cette péniche aménagé sur deux étages laquelle présente une statue de Mickael Jackson qui se dresse au dessus du fleuve.



L'homme qui nous a invité ici s'appel Mikaelo et nous présente ce lieux qui est en fait un bar associatif qui accueil plusieurs artistes, DJs, peintres, photographes, sculpteur et qui organise des concerts tout au long de la semaine ainsi que les weekend. 
C'est ainsi que nous avons trouvé l'un des endroits les plus alternatifs de Belgrade, par hasard après avoir manqué notre rendez vous. On pense que le Tchai a fait son petit effet car nous sommes à chaque fois très bien reçu et nous avons carte blanche pour filmer. Nous nous rendons quasiment tous les jours dans cet endroit atypique pour voir ce qu'il s'y passe. Pour l'instant, nous n'avons assisté qu'à des soirées mix. Nous espérons pouvoir filmer une prestation live d'ici la fin de la semaine. 

mercredi 20 avril 2011

De la Slovénie à la Serbie en passant par la Hongrie...

Nous sommes arrivés à Belgrade hier. Pour nous y rendre nous avons du faire un petit détour par la Hongrie, étant interdit de passage en Croatie pendant trois mois après avoir rencontré quelques soucis (rien de grave) avec la police croate à la frontière.

Il fallait bel et bien une bonne semaine, voire plus, pour cerner un lieu tel que Metelkova. La programmation culturelle quotidienne du lieu est tellement riche que nous n'avons pas pu balayer tout les aspects du squat (galeries, performances, créations plastiques...). Nous nous sommes centré sur la musique. Il y a cinq lieux où se tiennent régulièrement des concerts où des soirées electro. Le live le plus marquant fût celui de Mombu, un projet expérimental mellant jazz, hardcore et métal, mené par Luca T.Mai, saxophoniste baryton du groupe italien Zu, et Antonio Zitarelli, batteur du trio italien Neo.
Nous avons eu le temps de rencontrer les acteurs du lieu, ceux qui se battent pour que Metelkova continue son chemin. Natasha fait office de coordinatrice entre les différentes parties du lieu. Elle nous a livré une interview passionnante sur l'histoire, l'engagement et le fonctionnement de Metelkova mesto.  









Nous avons déjà quelques plans à Belgrade. Demain nous rencontrons Ivanovic PREDAG qui travaille dans un label indépendant de Belgrade"Odlican Hrak" (nous non plus on arrive pas à le prononcer). Nous pourrons également filmer le concert d'un jeune groupe serbe signé chez ce même label: Repetitor. 
Belgrade semble être une ville assez "bordélique", mais c'est ce qui fait son charme. Elle à été détruite par les bombardements durant la guerre du Kosovo à la fin des années 90 et une ville toute neuve se reconstruit par dessus les ruines. Quand on se promène, il est parfois difficile de s'orienter car il y a des rues qui montent , qui descendent, qui se chevauchent dans tous les sens. Il n'est pas rare de croiser un grand bâtiment ultramoderne collé à un immeuble totalement en ruine. 

lundi 11 avril 2011

Slovenia, Metelkova

Après avoir passé une petite nuit touristique à Venise, nous sommes parti pour la Slovénie. Des plaines, des forêts, et des montagnes à perte de vue, ce fût notre premier aperçu de ce nouveau (depuis 1991) petit pays de moins de deux millions d'habitants.










 Arrivés à Ljubljana, la capitale, nous sommes allés boire un coup au bord de la rivière puis nous nous sommes mis en quête d'un lieu mythique appelé Metelkova mesto. Nous l'avons trouvé rapidement, caché derrière la gare grâce aux indications des habitants: "You'll see, it's very strange but it's the best place in Ljubljana!". Metelkova est initialement un squat  dans une ancienne base militaire. Mais l'endroit a énormément évolué et est devenu un des plus gros pôle culturel de Slovénie, tout en gardant un esprit très alternatif dans ses démarches. Le lieu est toujours occupé de manière illégal, il fait office de résidence d'artistes (une cinquantaine), on y trouve des bars, des galleries, des clubs, des salles de concerts, des studios d'enregistrement, et surtout une créativité débordante. 
Metelkova est habité par de multiples personnages sculptés, graffés, dessinés, et chacun des recoins de ce mini quartier comprend de véritables oeuvres d'arts. Il y a plusieurs concerts tout les jours, la programmation allant de groupes internationaux (principalement européens) à la scène locale. Inutile de préciser qu'un lieu pareil joue un rôle considérable dans le développement de la scène locale, et incite à la créativité. C'est l'atmosphère qui s'en ressent à Ljubljana. 

 Nous nous sommes garé dans ce petit coin de paradis pour y vivre toute la semaine. Vivre au rythme du squat est selon nous, la meilleur façon d'approfondir au maximum le sujet, rencontrer les gens, saisir le fonctionnement et l'engagement d'un tel endroit. 






lundi 4 avril 2011

Milan

Nous sommes arrivés à Milan le lundi 28 mars il y a précisément une semaine. Ici nous dormons chez Pauline, une amie en ERASMUS sur la ville depuis le mois de septembre qui nous accompagne durant le Tournage Milanais pour nous aider à surmonter la barrière de la langue.
Nous avons consacré le début de la semaine à faire l'indispensable point matériel qui commence à devenir une sorte de rituel : Regarder les images de nos prises, les sélectionner, les mettre sur les disques durs, recharger les batteries des caméras et enfin tenir le blog à jour. Faire tout cela nous prend facilement deux jours la plupart du temps.
Ce n'est donc qu'à partir de mercredi que le tournage a repris. Nous avons pu  assister dans la soirée à la répétition d'un groupe local appelé "Jerrinez" dans leur studio d'enregistrement. Ce groupe, en plus d'avoir un agréable sens de l'accueil (les pizza étaient excellentes), produit un rock alternatif très énergique avec quelques tendances punk. Avec des textes engagés qui dénoncent en partie la situation politico-culturelle actuelle Milanaise et Italienne, la musique de Jerrinez mêle de nombreuses influences, psychédélique, hardcore et d'autres encore. A écouter sur :  http://www.myspace.com/jerrinez




Le lendemain, nous sommes allez visiter une sorte de Squat au Nord de Milan appelé "Léoncavallo". Une ancienne usine désaffectée réaménagée et investie par plusieurs collectifs de musiques, théâtre et autre... Léoncavallo est un lieu de diffusion alternatif autogéré plus ou moins institutionnalisé de par son ancienneté et par son organisation qui fonctionne sur un large réseau dans toute ville. La programmation va d'artiste locaux à de grosse tête d'affiche comme shaggy qui y a fait un concert l'année dernière.


Enfin, Samedi soir, nous avons été invité à une soirée musicale chez un un ami de Pauline qui nous a présenté un groupe de Roms immigrés à Milan depuis 10 ans. Après un petit concert tzigane intimiste que nous avons pu filmer, la soirée est partie en boeuf. Les uns à la cuisine ou à l'apéro, les autres à l'improvisation, et vice versa, l'ambiance était à la fête et le savoir faire était bel et bien présent. Magnifique démonstration musicale.

Fiesta Rom @ Milan  (extrait de la soirée)