jeudi 2 juin 2011

République Tchèque: Prague

Le trajet Timisoara-Prague (700 kilomètre à vol d'oiseau) s'est fait tranquillement en 4 jours durant lesquels nous nous sommes arrêtés plusieurs fois histoire de nettoyer Roger, de passer une journée dans un coin tranquille pour faire notre lessive etc. Nous sommes arrivés dans la capitale Tchèque un jeudi soir. Nous avons passé tout le weekend à chercher des lieux qui sortent de l'ordinaire mais la tache ne fut pas facile car Prague est l'une des villes les plus touristiques d'Europe et tout est fait pour les touristes.

Nous trouvons un premier lieu à visiter à priori intéressant, où nous nous rendons le dimanche soir. Il s'agit d'un ancien abri anti-atomique, un bunker souterrain appelé PARUKARKA qui s'enfonce jusqu'à 20 mètre sous terre et où des concerts sont programmés trois fois par semaine. Malheureusement, tout ce que nous avons trouvé ici ce soir là était un concert lycéen pas vraiment dans la cible de ce que nous recherchions...
Le lundi nous nous sommes rendu dans un autre lieux appelé "Chapeau Rouge", un bar/concert bâti sur 3 étages sous terrains avec une programmation quotidienne fulgurante.



Entre deux étages au Chapeau rouge


Avec trois salles de concert, une à chaque étage, et 4 bars dans la même enceinte en plein centre ville de Prague, Chapeau rouge s'affirme comme un lieu de référence en matière de soutien à la culture underground  à l'échelle du pays. Ici nous avons rencontré une certaine Lucie, programmatrice culturelle spécialisée dans les arts urbains (hip hop, graf') et coordinatrice du Chapeau rouge. Après nous avoir accordé une interview, Lucie nous a donné plusieurs plans et contacts pour le reste de la semaine. 

Le premier contact, celui de Matej qui nous a accueilli dans son appartement histoire de passer une nuit en dehors du fourgon et de prendre une petite douche. Le second est celui de Ann qui est animatrice radio sur Radio Spin, la première radio hip hop de république Tchèque. Pendant la journée, Radio Spin diffuse du rap "mainstream" (commercial, ce qu'on peut voir sur MTV à longueur de journée), mais les soirées sont consacrées au hip hop indépendant, à la scène locale, et de manière plus globale à la culture underground. Nous nous sommes rendus à la radio mardi. On avait contacté Ann au préalable et on avait cru comprendre qu'il y avait un évènement particulier à 19h45, genre lancement d'un magazine indépendant ou un truc comme ça. En fait pas du tout. Nous sommes arrivés à 20H10 et Ann nous a accueillis pendant son émission. Sans trop savoir ni pourquoi ni comment on s'est retrouvés en direct sur la radio tchèque, interviewés sur notre projet de documentaire. Une expérience assez marquante pour nous qui n'étions jamais passés à la radio. Quelques minutes plus tard, un rappeur new-yorkais a débarqué dans le studio. En tournée européenne, SpiritChild (de son pseudo) qui avait joué la veille dans un club de Prague était là pour une interview. Nous sommes restés écouter l'interview, principalement axée sur l'engagement du rappeur sur différents fronts: féminisme, démocratisation de la culture hip hop, travail social avec les jeunes du bronx, etc...Dans les quatre dernières minutes de l'émission SpiritChild et Thibault sont parti dans un jam freestyle, Thibault assurant le beat avec son harmonica (voir vidéo).

Mercredi on est allé à une soirée hip hop au Club Cerv, toujours sur les recommandations de Lucie. Il est difficile de décrire ce lieu. Disons accueillant, convivial et sans prises de têtes. C'est un bar qui affiche moins d'ambition que Chapeau rouge par exemple. Il est plus petit, tout le monde se connait et il n'y a pas de volonté de programmer des grosse tête d'affiche.  En fait c'est un lieu assez simple où les gens sont ouverts et où les bières sont pas cher. Surement de par ces caractéristiques, c'est un des piliers de la vieille et nouvelle scène undergound praguoise. Scène ouvertes, concerts à même le sol, le club permet à tout à chacun de s'exprimer par sa musique. Le mercredi soir est consacré aux jeunes MCs de Prague. Un micro (ou deux pour les battles), un DJ, et les jeunes rappeurs posent leur flow tout au long de la soirée. Nous avons filmer quelques unes de leur performances avec parfois d’excellentes surprises. Nous avons également interviewé DJ Backman, un des seuls DJ "old school"  de Prague. Son témoignage sur l'évolution de la scène underground en république tchèque a enrichi notre sujet.

Nous partons demain pour Berlin, la référence européenne des cultures alternatives...On verra ce qui nous attend là bas. 

mercredi 1 juin 2011

RECLAIM! Underground Timisoara Festival

Au sein de la zone industrielle de Timisoara (sud ouest de la Roumanie), dans l'ombre des cheminées fumantes des usines, se tient depuis 14 ans le RECLAIM! Underground Timisoara Festival. Pas d'affiche, aucune indication, juste une vieille enseigne d'usine au dessus d'un portail bleu.  Il nous a fallu 5 heures pour le trouver, passant et repassant devant le lieu sans l’apercevoir. Ce festival est le rendez-vous roumain de la culture underground européenne. Loin du festival en plein air tout public accueillant des milliers de spectateurs, l'Undergroud Festival se déroule à l'Atelier DIY: quatre salles d'une usine désaffectée. Pas d'artifices, pas de déco, pas d'attractions, simplement quelques lights, un retro projetant des films indépendants, le bar et deux scènes où des groupes venant de toute l'Europe (Rome, Paris, Barcelone, Berlin...), plus barrés les uns que les autres, régalent le public pendant deux jours.


Noise punk, anarchopunk, shoegaze, space-doom-psych-rock-jam, experimental noise rock, industrialien post rock, breakcore, teckno-punk, sci-fi grind'n'roll...Dans tout ces genres on a du mal à s'y retrouver, mais c'est plus une histoire d'identités que de genres. Chacun des groupes ou artistes sort du lot, a son propre son, sa propre mise en scène, son propre show. Les sons vont toujours plus loin, distorsion à outrance, tempos effrénés, rythmes déstructurés, mélodies sans fins...Le milieu underground est relativement fermé mais la musique est paradoxalement très ouverte, sans limites, allant des sons de synthé kitch des années 90 au punk le plus brut et puissant.


Parmi les groupes que nous avons filmés il y a Romantic Jurgen, un groupe de Timisoara qui livre sur scène une performance assez minimaliste dans la composition (un mec aux machines, un autre à la batterie et une chanteuse). Mais les sons synthétiques longs et puissant ponctués par la rythmique haletante de la batterie l'énergie de la chanteuse donnent à ce cocktail pop un esprit punk indéniable. Nous avons également rencontré Creutzfeldt Jacky après son live. Lui il fait de la techno avec une game boy. C'est assez génial. Les basses vous clouent sur place, les parties mélodiques vous transportent, et le son mythique de la gameboy vous rend un brin nostalgique. Il y avait aussi la Fraction, groupe mythique de la scène punk française. En deux minutes le public transpirait autant que les musiciens . Le groupe réussi a propager son énergie jusqu'au fond de la salle, personne n'est délaissé, tout le monde prend son pied. 



 Il y avait au total 22 artistes sur deux jours. Tous connus dans le milieu underground, mais inconnus de la plupart des gens. Ce genre d'évènements du milieu underground n'est pas évident  à filmer pour nous. Il se pose le même problème que dans les squats les plus marginaux que nous visitons. Ces porteurs de la culture DIY (Do it yourself) sont extrêmement réfractaires aux médias. On prend donc le temps de discuter au préalable avec eux du sujet du doc, des objectifs et de leur vision des choses.

Après Timisoara nous avons pris la route pour Prague...

jeudi 26 mai 2011

Mission Budapest over


La mission Budapest a suivi son cours... Le lendemain du concert de Vessels nous avons cherché toute la journée quelque chose d'intéressement à filmer mais rien à faire, c'était lundi soir et il n'y avait rien à se mettre sous la dent! Nous avons passé toute la journée du mardi à szimpla kert, ce bar immense et peu usuel a quelque chose de magique et on s'y sent rapidement comme à la maison.



Nous avons profiter de cette journée pour vider les images sur les disques dur et recharger les batteries histoires d'être au top pour le festival underground de Timisoara en Roumanie. En même temps nous cherchions minutieusement dans tous les programmes culturels  disponible sur Budapest, decortiquant chaque page de programmation de concert, chaque petite rubrique évènementiel, un bon nombre de page internet aussi mais l'offre de musique live le du mardi soir n'est guère plus généreuse que le lundi...


Finalement en fin d'après midi, alors que nous commencions à desespérer, trois mec ont débarqué avec leurs instruments et ont commencé à installer leur matos sur une scène au fond du bar que nous n'avions même pas encore remarqué, c'est dire tous les coins et recoins qu'offre szimpla kert! Là nous leur demandons si nous pouvons les interviewer et filmer le concert,  ils acceptent cash. Ce groupe vient de Lituanie et s'appel FREAKS ON FLOOR. Sans savoir à quoi s'attendre, nous allumions les caméras au moment où le concert a commencé et ce fut une très bonne surprise. Une batterie, une basse, une guitare et une voix, rien de très original a priori et pourtant il était difficile de décrire leur musique qui explore tous les styles avec une subtilité qui leur permet de garder une identité bien spécifique et identifiable.



Freaks on floor c'est de la pop qui groove avec du funk, du rock avec des touches bien marquées de jazz, du metal hard core par moment, on y retrouve aussi certaines influences orientales et même du rap U.S des années 90. En plus d'être musicalement riche et solide, la voix du chanteur Justinas ajoute une energie et même une touche d'humour lors des prestations en live. Après le concert, ils nous ont offert leur CD que nous écoutons en boucle depuis plusieurs jours.

Nous avons pu également interviewer le programmateur culturel du szimpla kert, Yuri, un type très sympa et très amusant, qui était persuadé que nous étions de la télévisions Française.  Il nous a présenté szimpla kert ainsi que la philosophie qui va avec, un lieux d'échange, de rencontre ouvert à tous, pour faire la fête, faire de la musique, pour se reposer ou simplement boire un verre entre amis.

Plus tard dans la soirée une autre personne est venu se présenter à nous, Zack, un hongrois designer de lunette et ami des Freaks on Floor, c'était lui qui leur avait donné l'adresse  du szimpla pour jouer ce soir là. Ils nous à expliqué qu'il réutilisé des vieux vinyles pour fabriquer des montures de lunettes, et qu'à force de se rendre chez le disquaire, il avait sympatisé avec un des habitués de la boutique qui n'était autre que le chanteur du groupe.

Encore plus tard dans la soirée, un autre mec dont je ne me rappel plus le prénom est venu  à notre rencontre pour nous informer qu'il y avait un studio d'enregistrement à l'étage, qu'il est en train de répéter avec son groupe et qu'il serait ravi que nous venions filmer leur répétition en studio.  La soirée fut inattendu, très productive, pleine de rencontres et de folie, elle a continué  jusqu'à tard dans la nuit mais ce qui s'est passé après n'avait vraiment plus rien à voir avec le documentaire...

lundi 16 mai 2011

La mission Budapest

Dans la plupart des endroits où l'on est passé en Roumanie, les gens nous ont parlé d'un évènement à ne pas louper dans le cadre de notre projet: le Timisoara Underground Festival. Un problème se posait, les dates ne collaient pas, le festival se déroule les 20 et 21 Mai et nous avions prévu de quitté la Roumanie pour la Hongrie le 14. On a donc remanié le planning: le passage à Budapest est réduit à 4 jours ( 3jours pleins), ensuite on revient en Roumanie pour le festival puis on part directement à Prague pour ne pas perdre trop de temps. En bref, si on veut avoir des sujets intéressants à Budapest pour le doc il faut faire vite et être surefficace. C'est pas la meilleure manière d'aborder une ville, on le sait, mais pour le coup on a pas trop le choix. 




On a donc attaqué hier à 13hOO dès notre arrivée. Nous avons demandé aux barmans, aux passants et aux étudiants si ils connaissaient des lieux intéressants ( salles de concerts, squats, centre sociaux, salles associatives, etc...). Ils nous ont dirigés dans un premier temps vers le Godor. Il s'est avéré que cette grande salle programmait en effet beaucoup de concerts, des performances, tenait des expos, organisait des conférences...Mais pas grand chose d'original ou alternatif.


On a voulu chercher plus loin. Finalement on est tombé sur un bar génial, le Szimpla kert, où on s'est posé boire une bière et feuilleter les programmes de concert. On a écouté sur internet un des groupe qui passait le soir même dans une salle en plein centre de Budapest. Ce groupe anglais appelé Vessels nous a vraiment plu. On s'est présenté aux organisateurs et au groupe et on a pu filmer le live. Vessels joue un post rock très aérien qui fait directement penser à Sigur ros, Explosion in the sky ou même sur certains aspects à Radiohead. Le style est conforme à ce qu'on attend du post rock, mais dans la démarche le groupe est très attaché une certaine indépendance, aussi bien dans la création que dans le management ou le booking. Leur étroite relation avec leur label indépendant ou leur compagnie de booking est un aspect du travail auquel ils attachent beaucoup d'importance, de sorte à garder une certaine éthique dans la commercialisation de leur musique. L'engagement des musiciens sur scène (chacun d'entre eux semble  entrer dans une sorte de transe dès les premières notes du morceau) et l'énergie dégagée a bluffé le public hongrois. 

C'est une bonne première pour la mission Budapest, mais on continue nos recherches en espérant être surpris une fois de plus. 



Vessels ( ce n'est pas nous qui avons filmé cette vidéo)

Traversée de la Transylvanie




Nous sommes parti de Bucarest lundi dernier, avec deux concerts et une interview dans notre sac. Un bilan plutôt mitigé pour une ville où semble persister une culture alternative très riche. Mais le peu de temps que l'on reste dans chaque ville ne nous permet pas de trouver à chaque fois les bons endroits ou les bonnes personnes.

La route pour Cluj nous a permis de visitée la Transylvanie. La Roumanie est bel est bien le pays le plus dépaysant depuis le début du voyage. Sans doute par sa culture très singulière, ses petit villages et leur autonomie, et bien sur par sa pauvreté, que l'on retrouve partout (aussi bien dans les grandes villes qu'à la campagne). Nous avons passé une nuit fort agréable au milieu des plaines, à côté d'une petite rivière, avec petit dèj' ensoleillé ponctué par la visite d'une biche égarée. 


L'arrivée à Cluj a d'abord été l'occasion de payé nos amendes accumulé sur la route transylvanienne. Après le petit passage à la mairie nous avons entamé le travail de recherche pour trouver les lieux underground de cette magnifique ville. On ne s'attardera pas sur ce point car nous n'avons rien trouvé. Hormis un bar très funky mais dont la prog' ne correspondait pas avec notre planning: le "Janis La Stuff". Cluj-Napoca est une ville sympa, très étudiante, et sans doute la plus bourgeoise de toute les villes que nous avons traversées en Roumanie

lundi 9 mai 2011

Roumanie

Pour faire le trajet Belgrade-Bucarest, il nous a fallu trois jours de route avec ce bon vieux Roger qui contre toute attente tient toujours très bien la route. Thibault tenait le rôle de copilote avec la carte, donc il nous a fallu déjà sept heures pour sortir de la Serbie en passant deux fois par Belgrade. On est arrivé de nuit à la frontière roumaine et on a passé la nuit dans un petit village. Nous avons repris la route le lendemain dans la matinée jusqu'à tard dans la nuit où une nouvelle fois nous avons garé Roger dans un petit village d'une centaine d'habitant tout au plus. C'est au bout du troisième jour de trajet que l'on est arrivé à Bucarest, une ville impressionnante, surnommée le petit Paris surement à cause de ces avenues gigantesques et de son Arc de Triomphes. Le bâtiment le plus impressionnant de la ville est le Palais du parlement, un édifice titanesque dont la construction a d'ailleurs entraîné la ruine du pays...
Après quelques jours de repérages, nous avons trouvé un endroit appelé UNDERWORLD, une petite scène underground de Bucarest où de nombreux concerts sont programmés toutes la semaine. Ici, nous avons assisté à un concert de rock mélodique progressif. Le concert était franchement pas top, c'est la rencontre avec les musiciens lors de l'interview qui a eu le plus d'intérêt ce soir là.

Deux jours plus tard nous avons eu l'occasion de filmer un live de Ben Frost. Ce producteur, compositeur autrichien et islandais d'adoption se produisait au Control club, un grand club de Bucarest dont la programmation electro fait sa renommée. La musique de Ben Frost? Une electro expérimentale mêlant les sons puissants de la guitare électrique avec des nappes atmosphériques qui vous transportent loin, très très loin. Nous avons eu quelques soucis techniques avec le sons, petite déception de la soirée.



Nous partons demain pour Cluj, une ville au nord ouest de la Roumanie dont on nous a dit que du bien...

Check up Serbie

Durant ces dix jours dans la capitale Serbe, nous avons arpenté de nombreuses rues, visité plusieurs bars/concerts et rencontré beaucoup de personnalités différentes. Mais nous n'avons pas eu l'occasion de filmer de la musique live à proprement parlé sur Belgrade. C'est sur la péniche avec Mickaelo et ses amis que nous avons pu filmer quelques mix d'electro uniquement.
Un soir, à bord de ce bateau hors du commun, nous avons rencontré un certain Yovan, étudiant Serbe de 23 ans qui était DJ reconnu en Serbie. Après nous avoir donné une courte interview sur la situation musicale et sociale de Belgrade, il nous a emmené à une soirée...inattendue. Elle se tenait à l'autre bout de Belgrade, au dernier étage d'une tour désaffectée d'une cinquantaine d'étage. N'importe qui ne pouvait pas rentrer, il fallait connaître quelqu'un obligatoirement... Yovan nous a introduit et là nous avons découvert une immense terrasse qui offrait une vue imprenable sur la ville. Il y avait aussi une salle plus ou moins aménagée en dessous de la terrasse avec une ambiance de discothèque des années 90. Ce fut une bonne soirée, riche en rencontre, mais qui n'avait rien à voir avec l'esprit de notre documentaire. 
Nous nous sommes rendu à Novi Sad le lendemain, une autre ville plus au nord de la Serbie, sur les conseils de Yovan. 
Là, nous avons garé Roger à côté d'un lieu de diffusion alternatif (centre social, squat, salle associative...on a pas très bien cerné le statut de la structure) appelé le CK13. Nous y avons filmé le soir même une soirée punk rock qui tombait parfaitement dans le sujet du doc. Lors de cette soirée il y avait trois groupes qui jouaient. Le premier était un groupe Français appelé le "Todd Rickson Club" qui produisait un punk rock simple et brut: guitare, basse, batterie. C'est un groupe serbe de Novi Sad, DMT, qui a lancé un nouveau tempo à la deuxième partie de soirée avec toujours un punk rock très énergique mais marqué par des riffs plus rockabilly. Après ce concert nous avons rangé les caméras ne jugeant pas pertinent de filmer le dernier concert. Mais l'intro puissante du groupe croate Erotic Bilijan & his Heretics nous a vite amené à réinstallé tout le matos. C'était incontestablement le meilleur concert de la soirée: un rock brut et recherché, une énergie débordante mais canalisée, et un public chaud bouillant. Une très bonne session pour clore l'étape serbe.